| Angélus 2002 août 2003 | ANGELUS 1er Grand Cru Classé "B"
Millésime 2002
Situation géographique : Coteau sud de Saint-Émilion, sur le fameux "pied de côte"
Superficie : 23,4 hectares d’un seul tenant
Densité de plantation : 6 500 à 7 500 pieds/ha
Age moyen des vignes : 30 ans
Encépagement : - 50 % Merlot - 47 % Cabernet Franc - 3 % Cabernet Sauvignon
Pratiques culturales : Vignes en partie cultivées traditionnellement et en partie enherbées. Ebourgeonnage, effeuillage et éclaircissage en été.
Le millésime 2002 :
L’hiver froid et sec initie une importante déficience hydrique. Au moment de la floraison, les conditions climatiques très irrégulières provoquent coulure et millerandage sur certains merlots alors que les cabernets ont une floraison et une nouaison très homogènes. L’été frais et peu ensoleillé laisse craindre une maturation difficile et des risques de développement de Botrytis Cinerea. Un travail particulièrement minutieux d’effeuillage et d’éclaircissage est alors réalisé pour aérer les grappes et leur faire profiter du moindre rayon de soleil. Septembre arrive, frais, venteux et ensoleillé. Les baies, par l’action combinée du vent et du stress hydrique, se concentrent. La fraîcheur et le soleil stoppent l’évolution du Botrytis et favorisent une maturation lente qui garantit élégance et finesse.
Les vendanges débutent le 20 septembre ; les raisins sont parfaitement sains, à maturité optimale, avec une belle concentration en tannins et anthocyanes et un très bel équilibre. Le beau temps permet d’étaler les vendanges jusqu’au 8 octobre, avec des coupures en fonction de la maturité recherchée de chaque parcelle et de chaque cépage. Les merlots, particulièrement sensibles à la coulure et au millerandage, ont été récoltés en très petite quantité (18 hl/ha) : ils ont donné des vins très noirs aux arômes de framboise et de cassis, très gras et avec beaucoup de structure.
Les cabernets francs, pour lesquels les conditions climatiques ont été très favorables, sont exceptionnels de densité et de richesse. Ils représentent la moitié du volume du chai et seront certainement en forte proportion dans l’assemblage.
Aujourd’hui à la dégustation, s’il est trop tôt pour parler de millésime exceptionnel, nous pouvons déjà reconnaître la stature des grands.
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