| Bélair 2004 septembre 2005 | BELAIR 1er Grand Cru Classé depuis 1954
Millésime 2004
Situation et superficie : 12 hectares dont 45 % en côtes argilo-calcaires et 55 % en plateau calcaire à astéries. Exposition sud-est / sud.
Encépagement : 80 % merlot : - 20 % sur argile : puissance - 20 % sur molasse : race - 40 % sur plateau calcaire : finesse 20 % cabernet franc : - Sur limon, sable et calcaire
Densité de plantation : 6 000 pieds / ha
Âge moyen des vignes : 35 ans
Millésime 2004 : Entretien du vignoble suivant usages constants. Traitement des maladies très respectueux des équilibres naturels, écodynamie. Floraison de l'amandier le 8 février avec 15 jours d'avance sur 2003 ; la floraison dure curieusement jusqu'au 19 mars, et nous n'aurons pas un fruit. Le débourrement démarre le 28 mars. Après une petite grêle le 6 mai, et une très grande période de chaleur de mi-mai à mi-juin, la floraison débute le 29 mai. Les vignes sont très saines. Début juillet, on peut constater quelques petites attaques d'oïdium. La véraison commence le 26 juillet. Les conditions climatiques d'août sont très moyennes ; quelques attaques de mildiou sur les jeunes pousses sont observées, vite arrêtées par un peu de cuivre et une dynamisation d'osier. Le mois de septembre est assez ensoleillé, mais avec une sécheresse du sol qui provoque de petits stress. Les quelques petites pluies de mi-septembre permettent de débloquer la situation et de finir la maturité. De très faibles foyers de pourriture sont à observer, vite réduits par l'ensoleillement et le vent. Les vendanges parfaitement saines démarrent le 2 octobre pour les merlots de la côte, le 6 octobre pour les merlots du plateau et vers le 11 octobre pour les cabernets francs. Notre nouveau cuvier composé de très petites cuves nous a permis une vinification parcellaire encore plus sélective. La fermentation s'est déroulée sans aucun problème à partir des levures indigènes. Notre nouveau système de pigeage par enfoncement lent de vis sans fin permet de maintenir le chapeau de marc en présence du liquide, et d'obtenir une extraction continue et intense en phase de pré-fermentation et en début de fermentation. Le système de remontage gravitaire prend le relais ; ainsi nous pouvons allier l'intensité à la finesse d'extraction. Les malolactiques se sont déroulées en petites cuves séparées. La mise en barrique a eu lieu par lots séparés la première semaine de novembre. La prise de bois a été assez rapide et un peu dure, peut-être liée aux conditions de séchage des douelles au cours de l'été très sec de 2003. Aujourd'hui, ces vins sont très riches en fruits et en complexité aromatique, bien structurés, avec une très bonne trame et longueur en bouche.
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